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11 octobre 2021

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Témoignage

Témoignage de Stéphan, formateur en gestes et soins d’urgence

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Qui es-tu ? (Présentation, parcours professionnel, parcours de formateur)

J’ai 46 ans et je suis infirmier au SMUR du centre hospitalier de Troyes.
Electrotechnicien de formation initiale, j’ai rejoint le secteur sanitaire il y a 25 ans en devenant tout d’abord ambulancier. J’ai travaillé dans une entreprise de transport sanitaire où j’effectuais exclusivement des missions d’urgence à la demande du SAMU et où j’ai commencé à acquérir une certaine expérience mais surtout l’envie d’évoluer professionnellement. Puis à la fin des années 90, j’ai intégré le centre hospitalier en tant qu’ambulancier et rejoint le SAMU et le Centre 15. Animé par l’envie de pouvoir participer autrement à la prise en charge des patients, je me suis tourné vers les bancs de l’IFSI et suis devenu infirmier. Réintégré à l’hôpital, j’ai d’abord exercé 6 ans au sein du service de réanimation polyvalente avant de revenir au SMUR, cette fois en tant qu’infirmier.
J’ai également rejoint ces dernières années l’équipe pédagogique du Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence où je suis devenu formateur en gestes et soins d’urgence. Je développe actuellement mes compétences en pédagogie dans le cadre du cursus d’enseignant CESU.

Quelle(s) formation(s) donnes-tu et sur quel domaine de compétence ?

J’anime principalement des formations liées aux gestes et soins d’urgence destinées au personnel des établissements de santé et structures médico-sociales (AFGSU, Situations d’urgence en service d’imagerie, Accueil infirmier aux urgences…), mais je peux être amené à dispenser des formations « tout public » en ce qui concerne l’initiation aux gestes qui sauvent ou l’usage du défibrillateur par exemple.
Je participe aussi à d’autres formations plus spécifiques comme les prises en charge en situations sanitaires exceptionnelles ou le « damage control » qui est un principe de prise en charge des victimes d’attentat à destination des personnels concernés.
J’interviens aussi ponctuellement dans le cadre de la formation initiale des infirmiers et des ambulanciers.

Pourquoi as-tu choisi d’être formateur ?

Après quelques années d’exercice, j’ai obtenu un DU de réanimation, soins intensifs et surveillance continue à Lyon. Le fil conducteur de cette formation était « Comprendre pour mieux soigner ». Je me suis alors rendu compte que les techniques et gestes quotidiens prenaient beaucoup plus de sens et étaient plus efficaces parce que je les effectuais à présent en comprenant ce que je faisais et non plus simplement parce qu’on m’avait dit de faire ainsi. Lorsqu’on comprend ce que l’on fait, on le fait mieux, au bon moment et de manière adaptée. C’est ce principe que je souhaite appliquer dans mes formations. Au CESU, le formateur n’est pas seulement là pour transmettre son savoir, que la lecture des recommandations scientifiques ou des manuels d’urgence permettent aussi. Le rôle du formateur tel que je le conçois est aussi d’accompagner le groupe de participants à mobiliser ses connaissances suivant la fonction, le vécu et l’expérience de chacun, de valider ces connaissances et de les justifier si besoin, mais surtout de replacer tout ça dans leur contexte professionnel en étant le plus possible fidèle à la réalité. Le but est également d’analyser avec recul durant la formation ces situations d’urgence, naturellement vectrices de stress, afin d’agir sereinement et efficacement quand on devra y faire face.
Depuis une dizaine d’années, dans nos structures de soins, nous constatons une très nette amélioration de la qualité de prise en charge des urgences vitales où toutes les actions sont mises en œuvre avant notre arrivée. C’est un grand bénéfice pour les patients et à travers ce constat, une motivation à être formateur dans un CESU.